Les châteaux d'Ottrott (en haut) et du Landsberg (en bas)
Le plan d'Ottrott est paru dans l'ouvrage "L'Alsace au coeur du Moyen Âge", Editions Lieux-Dits, 2015
© Guy Bronner - 2017 - Tous droits réservés

 

 

NOS OBJECTIFS

Fondée en 1855 et reconnue d'utilité publique en 1865, la Société pour la conservation des monuments historiques d'Alsace s'est donnée pour mission la sauvegarde, la mise en valeur et l'étude du riche patrimoine archéologique, architectural et historique de la région.
Aujourd'hui, son programme d'activité s'articule autour de quatre pôles majeurs :

* la préservation et valorisation du patrimoine
* des cycles annuels de conférences
* des visites et des voyages

* des publications, dont la revue des Cahiers Alsaciens d'Archéologie, d'Art et d'Histoire et une Lettre d'information trimestrielle.

 

LE MOT DU PRESIDENT

Le premier mai tend à devenir, au moins en Alsace, la journée des châteaux forts, et il est fort bien de cristalliser les souvenirs et… les soucis que provoquent ces monuments si nombreux ici, et si appréciés, quel que soit leur état, habités, transformés ou en ruine.
Notre société avait organisé ce jour-là une sortie pédestre pour redécouvrir deux lieux insignes sur les flancs du Mont Sainte-Odile, avec sa dizaine de châteaux retraçant toute l’histoire de l’architecture castrale germanique. Et justement, nous avons débuté par les châteaux d’Ottrott, complexe qui évolue depuis le milieu du XIe siècle : la Lützelburg d’origine, avec sa grande enceinte ovoïde qui correspond probablement à la migration de la fonction militaire de Hohenburg (à partir du XIe siècle, seule l’abbaye a une activité au sommet de la montagne). La construction en petit et moyen appareil de grès présente, à son point haut et central, une tour peut-être de bois, remplacée au milieu du XIIe siècle par le premier essai de donjon rond de pierre. Après la mainmise des Staufen sur le site, celui-ci est morcelé par le creusement d’un fossé isolant l’actuel Rathsamhausen, construit vers 1200, un des châteaux protégeant l’abbaye et confié à un ministériel qui prend le nom du site. Le deuxième château, l’actuel Lützelburg, est le fruit probable des troubles du Grand Interrègne après 1250, qui profite d’un nouveau démembrement du site originel : un donjon rond surplombe le fossé, auquel répond rapidement un autre donjon rond construit sur le site de la Hinterlützelburg (actuel Rathsamhausen). Le château est transformé jusqu’au XVe siècle, avec ses lices spectaculaires et son nouveau logis dans l’exiguë courtine primitive.
Cette visite était d’autant plus intéressante que le site venait d’être complètement débroussaillé par la toute nouvelle association de sauvegarde des châteaux d’Ottrott présidée par M. Pierre PARSY, qui nous a accueillis. Le site venait d’être rouvert au public, après plus de quinze années de barbelés et de broussailles… Les travaux de préservation reprennent !
Notre deuxième visite du jour a été pour le Landsberg, autre jalon laissé par les Staufen : la construction est bien datée de 1200 par une charte toujours conservée aux Archives départementales du Bas-Rhin, et concédée à d’autres ministériels qui prennent le nom de Landsberg : il s’agit là d’une construction innovante, avec donjon-bouclier exposant un angle à l’attaque, protégeant un logis très décoré et précédé par une basse-cour surplombant le fossé, lequel détache l’éperon de la montagne.
Les travaux de consolidation se sont arrêtés il y a une dizaine d’années, d’importants moyens ayant été mis en œuvre entre 1980 et 2008 pour permettre la préservation du donjon roman et des deux tours gothiques. Actuellement, seuls les « Veilleurs de châteaux » essaient de contenir une végétation envahissante.
Cette préservation du patrimoine castral intéresse toute l’Alsace et pose le problème de son financement et de l’éloignement des centres décisionnels des monuments historiques, avec la nouvelle grande région, qui n’a certainement pas le mérite de rapprocher le citoyen du pouvoir : seules les collectivités locales peuvent encore encourager la sauvegarde avec de maigres moyens. On pourrait imaginer une SCMHA qui soit à nouveau le relais de cet entretien… et pas qu’au  niveau des châteaux !

Editorial de la Lettre d'info n° 50, juin 2017

 

Guy BRONNER.

   

 

Les Cahiers Alsaciens d'Archéologie, d'Art et d'Histoire 2016 sont parus

et découvrez nos Lettres d'informations trimestrielles - nouvelle livraison, le n° 50 (juin 2017)

 

Le cycle des conférences 2016-17 est désormais terminé - Le programme de la saison à venir sera en ligne courant septembre

 

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